L’environnement de travail : critère de différenciation

L’environnement de travail, longtemps considéré comme secondaire par les entreprises est aujourd’hui devenu un critère de différenciation sur le marché de l’emploi. Alors qu’il y a quelques dizaines d’années, le travail était lié au labeur, il est aujourd’hui source d’épanouissement personnel au même titre que les loisirs. Selon un sondage Opinionway 70% des français estiment que l’environnement de travail participe à leur bien-être. Le contexte de travail devient donc un axe stratégique pour les entreprises et participe en grande partie à la qualité de leur marque employeur.

Qu’est-ce que l’environnement de travail ?

D’un point de vue physique, l’environnement de travail est caractérisé par les locaux. Deux tendances s’intensifient : l’éloignement des centres villes et l’open-space.

Le niveau de stress des collaborateurs est un bon indicateur qui permet de déterminer si l’environnement leur est favorable ou non. Quoi de plus stressant que de passer une heure par jour dans les embouteillages pour un collaborateur ? Pour éviter ce phénomène, beaucoup d’entreprises font le choix de quitter les centres-villes pour se mettre au vert.

Les locaux, comme évoqué précédemment représentent une arme incontournable pour les entreprises. Ces dernières optent désormais pour des espaces clairs, ouverts et collaboratifs. Fini l’ère des bureaux fermés ou il fallait décrocher son téléphone pour contacter une personne du même service. Aujourd’hui les bureaux ne sont plus nominatifs. Grâce à la connectivité, chacun peut s’installer où il le souhaite incluant les fonctions de direction. Des boxs fermés permettent de limiter la promiscuité lorsque cela est nécessaire. Les architectes d’intérieurs font preuve de beaucoup d’imagination pour associer le travail au bien être : couleurs vives, espaces de détente répartis dans toute l’entreprise, moquettes épaisses, cloisons en verre… Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que les collaborateurs échangent, partagent et limitent les pics de stress.

Le télétravail

Nombre d’entreprises signent avec leurs instances représentatives du personnel des accords de télétravail permettant à certaines fonctions de bénéficier d’une journée hebdomadaire de home office. Cette tendance impacte directement l’environnement de travail du collaborateur et favorise son bien-être en insistant sur l’autonomie et la flexibilité.

Sur les fonctions commerciales par exemple, ce type de souplesse peut être un argument fondamental dans le cadre du processus de recrutement. Il est bien souvent difficile pour un commercial d’un point de vue logistique de se rendre au bureau chaque semaine si les secteurs à couvrir sont vastes.

Le management

Il ne faut surtout pas imaginer que l’environnement se limite aux objets physiques. Il ne s’agit que de la partie visible de l’iceberg. Le management, moins tangible est un élément essentiel de l’environnement. Malgré de magnifiques locaux, un siège ergonomique et des machines à cafés dans tous les couloirs, si votre manager vous appelle toutes les deux heures pour savoir si vous avez atteint votre objectif, votre bien-être risque d’être altéré n’est-ce pas ?

En complément donc de l’environnement physique, il apparaît donc nécessaire d’attacher une importance toute particulière aux méthodes de management. Les entreprises doivent s’attarder sur les compétences recherchées chez un manager et surtout sélectionner les bons collaborateurs qu’ils soient internes ou externes. N’oublions pas qu’un collaborateur ne doit pas forcement occuper une fonction managériale sous prétexte qu’il occupe la même fonction depuis plusieurs années ou qu’il a surperformer ses objectifs…  Des compétences sont nécessaires pour faire du management et souvent l’évolution doit être accompagnée de formations régulières.

Du RRH vers le Chief Happiness Officer ?

Beaucoup d’entreprises se sont dotées de CHO ou Chief Happiness Officer. Mais qu’est-ce donc ? Un collaborateur qui va nous apporter du jus d’orange et des croissants chaque matin ? Ce titre de CHO engendre une certaine polémique. S’agit-il de fausse bienveillance ou d’une fonction réellement efficace ?

Aujourd’hui les CHO ont des fonctions dédiées à l’ergonomie, à la diminution des risques psycho-sociaux, à de la communication interne finalement assez lointaines des missions des Responsables Ressources Humaines ou Responsables Développement RH.

Au regard des tendances actuelles, il y a peu de chances que cette fonction de CHO perdure. Néanmoins compte tenu de l’importance de l’environnement et du bien-être au travail, les RH ont et auront de plus en plus la responsabilité de porter ces sujets.

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